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Nombre total de posts : 60316

Worms School - Autre chose à dire ?

Sujet : La ptite vague qui avait le mal de l'air

16 messages
Le 29/12/2006 à 14h11
  • Ancien
avatar de J-D-A-N
angers
Nb Posts : 1141
La ptite vague qui avait le mal de l'air
Aouuu

Voila une histoire qui ma beaucoup touché et il parait qu'il ya une suite c'est de Renaud séchan et je voudrais vous demander si vous connaissez cette suite.

Il était une fois une petite vague perdue au milieu de l'océan, une
petite vague de rien du tout, quelques centimètres de haut, à peine plus large, une
petite vague insignifiante et anonyme, ressemblant comme une goutte d'eau aux millions de
petites vagues voyageant sur les mers depuis des millions d'années au gré des vents et
des marées.Mais, vous vous en doutez, si je vous raconte ici son histoire, c'est qu'elle
était différente de ses petites s?urs. Pas physiquement, non, mais dans son petit
c?ur de petite vague, cette petite vague avait bien du vague à l'âme.Son papa et sa
maman étaient deux grosses vagues énormes et rugissantes, deux magnifiques déferlantes
qui s'étaient croisées une nuit de tempête, l'abandonnant aussitôt née à son destin
de vaguelette, orpheline et désemparée. Son père avait été plus tard emporté dans un
ouragan, s'était accroché à un cyclone et, dans un tonnerre d'écume et de vent, était
parti ravager les terres les plus proches d'où il n'était jamais revenu.Sa mère,
poussée par un vent du nord, connut une fin tout aussi aventureuse mais bien plus
sympathique. Les courants marins la portèrent jusqu'aux côtes d'un pays si chaud qu'elle
s'évapora, monta au ciel en millions de gouttes d'eau et, après avoir voyagé dans un
gros nuage lourd, retomba en pluie sur des terres arides où, la vie, absente par manque
d'eau, revint bientôt.Depuis des siècles qu'elle ondoyait à la surface de l'eau, avec
pour seule compagnie l'écume et le vent, avec pour seul horizon l'horizon, pour seul
spectacle celui du jour se levant et du soleil couchant, la petite vague s'ennuyait à
mourir et ne supportait plus de vivre au milieu de l'océan. Bref, la petite vague avait
le mal de mer.Elle avait bien eu parfois, des années auparavant, la visite de quelques
baleines venues percer la surface de l'eau, dans un grand geyser d'écume et des milliards
de gouttes d'eau s'éparpillant dans le ciel comme une pluie de diamants, mais les
baleines chassées par les hommes avaient bientôt disparu elles aussi.Sa vie s'écoulait
monotone. Au fil des jours de calme plat ou des nuits de tempête, la petite vague
attendait vaguement, sans trop y croire, un miracle météorologique qui l'emporterait
vers d'autres cieux. Elle redoutait par-dessus tout ces nuits de pleine lune où l'océan
devient lisse comme un miroir, où même le vent ne chante plus, où les vagues petites et
grosses s'aplatissent jusqu'à se confondre en une immense étendue d'eau infinie,
immobile etsans vie.Elle n'aimait pas non plus la houle qui la faisait rouler, craignait
les ouragans qui la malmenaient et se méfiait des mers démontées ou hachées qui
risquaient de la séparer de ses amies, les petites vagues insouciantes qui
l'accompagnaient, insensibles, elles, au vague à l'âme et au mal de mer.La petite vague
n'avait jamais vu un bateau.La petite vague n'avait jamais vu un baigneur, ni le moindre
pédalo, jamais vu le bord de l'eau.La petite vague en avait par-dessus la crête de
passer sa vie à faire des vagues, la petite vague écumait de rage de n'avoir jamais vu
la plage.Elle rêvait qu'un vent malin viendrait un jour la conduire sur le sable doré
d'une plage ensoleillée. Ah, enfin pouvoir rouler, chanter, rebondir et me briser sur les
galets, songeait-elle, venir chatouiller les doigts de pieds des enfants, entendre leurs
cris à mon approche, aller, venir, descendre et remonter, m'éparpiller au milieu des
coquillages, des algues et des petits poissons argentés, me reformer en grondant pour de
rire, en faisant semblant d'attaquer, et repartir en emportant un ballon oublié, et puis
le ramener dans un tourbillon de mousse et d'eau salée. La petite vague pensait aux
vacances qu'elle ne connaitrait jamais. Lorsqu'une grosse vague, à quelques brasses
d'elle, cria "Terre à l'horizon !".La petite vague n'en crut pas ses oreilles.
Elle se précipita vers sa grande s?ur, se hissa sur son dos et distingua vaguement
à l'horizon la ligne sombre d'une terre inconnue. Elle recommença l'opération une
deuxième fois, puis une troisième. À chaque fois, un élément nouveau lui apparut. Une
ville, un port, une plage. Les courants maintenant la tiraient vers la côte, la
charriaient comme un fétu de paille poussé par le vent. Elle sentit bientôt son eau se
réchauffer et l'air marin se charger des odeurs de la terre.Pour la première fois de sa
vie la petite vague respira le parfum des forêts, des villes et des campagnes, des
animaux et des hommes.Elle en fut d'abord émerveillée, puis l'émerveillement fit place
à l'étonnement, enfin à la déception. Les odeurs nauséabondes de gaz carbonique
qu'elle découvrait lui rappelaient étrangement celles des nappes de pétrole qu'elle
avait parfois croisées dans sa longue vie de petite vague au milieu de l'océan.Et comme
elle pensait à cela, déterminée malgré tout à atteindre cette plage dont elle rêvait
depuis si longtemps, elle rencontra une de ces nappes de pétrole dérivant au fil de
l'eau, au gré des courants, et s'y englua. Elle réussit à s'en échapper après bien
des efforts, aidée par un courant ami qui l'emmena bientôt presque au bord de la
plage.Des enfants s'y amusaient. Des adultes allongés, immobiles, semblaient y dormir,
insouciants du soleil qui leur brûlait la peau. Des chiens couraient, des mères criaient
après leurs enfants, des papas après maman, des adolescents faisaient hurler leurs
transistors et des baraques à frites enfumaient le tout d'une odeur d'huile chaude qui se
mêlait à celle dont les corps étaient enduits. La petite vague ralentit son avance.
Elle rencontra bientôt une eau saumâtre, mais personne ne lui dit qu'il s'agissait des
égouts de la ville qui se déversaient là. Elle croisa quelques bouteilles en plastique,
des sacs poubelle, des détritus de toutes sortes, fut presque coupée en deux par un gros
monsieur rougeaud hissé sur une planche à voile, avant de s'échouer enfin au bout de
son voyage, au bout de son rêve, sur le sable grisâtre de la plage au milieu des tessons
de bouteille, des capsules de bière et des châteaux écroulés des enfants
agités.Jamais le vague à l'âme de la petite vague n'avait été si grand. Ell" ne
s'attarda guère sous les pieds palmés. Quelques aller retour à brasser les ordures et
elle s'en fut dans le sillage d'un bateau à moteur qui frôlait les baigneurs, rejoindre
le grand large qu'elle regrettait déjà d'avoir quitté.Alors qu'elle longeait la côte,
suivie de près par quelques amies vaguelettes aussi déçues qu'elle par la
fréquentation des humains, elle entendit, venant de la terre, des petits cris stridents,
à peine perceptibles, presque des sifflements. Ils n'avaient rien de commun avec les cris
des enfants braillards de la plage. La petite vague avait déjà entendu ces cris quelques
années auparavant, peut-être quelques siècles. Un jour que des dauphins étaient venus
la frôler, courir sous elle, jouant dans son écume, brisant sa crête de leurs ailerons
pointus. Comment les cris d'un dauphin pouvaient-ils venir de terre ? la petite vague se
dirigea de nouveau vers la côte, guidée par les sifflements, comme un navire perdu dans
la nuit est guidé par la lueur du phare.Derrière une digue se dressaient les hauts murs
d'un Marineland. La petite vague ignorait qu'on enfermait des orques et des dauphins dans
des bassins pour le plaisir des petits terriens. Mais il ne fut pas nécessaire de lui
faire un dessin: elle comprit vite que des créatures marines étaient prisonnières ici.
A l'instant où, provenant distinctement de derrière ces murs, les sifflements reprirent,
elle vit bondir en l'air un magnifique dauphin gris argenté qui, après avoir semblé
s'immobiliser une fraction de seconde dans le ciel, retomba dans un grand
"splatch" dans son bassin-prison. Un tonnerre d'applaudissements accompagna la
pirouette

Renaud Séchan
Le 03/01/2007 à 21h20
  • Ancêtre
avatar de Sephiroth
Bzh
Nb Posts : 630
Il existe "le petit oiseau qui chantait faux" ( ou un nom dans le genre ) mais je sais pas si c'est la suite par contre.

En tout cas c'est aussi une histoire comme celle-la.

:)
Le 04/01/2007 à 09h05
Utilisateur
Sous la montagne
Nb Posts : 138
Tiens, elle est pas mal cette petite histoire :)
C'est en marchant dans les entrailles que les barbares vont à l'assaut, et par le fer des haches de batailles, taillaient la chair et broyaient les os!
Le 05/01/2007 à 11h53
  • Rescapé
arcachon
Nb Posts : 312
existe déjà un sujet sur Renaud,
ce poeme n'est pas non plus fabuleux et son album des introuvables, ben c'est vraiment pour se faire du fric, vu la qualité !

Renaud, j'ai tous ses albums, je l'adorais
maintenant il m'enerve ; va en Angleterre pour payer moins d'impots, sors un live et un best of par an, fait un drole alors qu'il tiens à peine debout à + de 50 berges, se marie au texas avec sa romane serda qu'il essaie de nous forcer à aimer, on s'en fout !
son dernier album est merdique, rien à voir avec boucan d'enfer qui est d'une rare qualité. il nous parle de sa profiteuse Romane à tire larigot et il a voulu faire plaisir à son monde, donc tout le monde s'est attelé pour les musiques, alors que seul buccolo représente l'univers de Renaud avec brio

:-(
désolé pour le hs mais j'en avais trop envie lol
un rescapé de WA http://xwnsx.forumactif.com/portal.forum
Le 05/01/2007 à 13h42
Wormotori
Une fois n'est pas coutume, je vais être d'accord avec Pompone sur un point. Promis, je l'referai pas. :p

Mais franchement, cette histoire, je suis le seul à trouver qu'elle joue un peu dans l'émotion à deux balles ? Le sentimentalisme facile ? La mélasse bien-pensante ?
Le 05/01/2007 à 15h31
  • Ancêtre
avatar de Sephiroth
Bzh
Nb Posts : 630
C'est une histoire pour enfant hein...

Est-ce qu'on reproche à Franklin et ses amis l'émotion à deux balles ? Le sentimentalisme facile ? La mélasse bien-pensante ?


;-)
Le 05/01/2007 à 16h14
  • Ancien
avatar de J-D-A-N
angers
Nb Posts : 1141
Aouuu

Elle m'évoque beaucoup de chose cette chanson, et puis je n'ai pas créer ce topic pour renaud mais pour cette chanson.

En revanche j'ai trouver la suite :

La petite vague n'avait pas rêvé. Le dauphin, dans son bond majestueux, avait tourné la tête vers la mer, et son regard triste avait croisé le sien. Ce regard avait lancé un SOS, avait jeté une bouteille à la mer avec comme message: "Vient me délivrer".

La petite vague, qui n'aimait pourtant pas faire de vagues, décida aussitôt qu'il fallait agir. Elle commenca par alerter toutes les petits vagues qui voguaient autour d'elle, en leur recommandant d'alerter à leur tour toutes les vagues des alentours, jusqu'au fin fond de l'ocean.

Bientôt de grosses vagues arrivèrent, guidées par la rumeur qui s'emplifiait en se colportant de vague en vague, selon laquelle une toute petite vague de rien du tout voulait attaquer la côte, pour délivrer un dauphin prisonnier de la terre. L'histoire fit grand bruit, le vent la fit voyager de port en port, et devant l'importance de la tâche à accomplir, devint bourraqque, vent de folie, vent de tempête.

Le soir venu, l'océan entier était en furie. Des vagues hautes comme des maisons étaient venues préter main forte à la petite vague, qui en oublia du coup son vague à l'âme, son mal de mer. Les vents, les courants et les vagues se jetèrent alors sur la côte, et cette nuit fut une nuit de tempête comme aucune nuit, aucune mer n'en connurent jamais.

Les hommes se cachèrent dans leur maison, volets fermés; les bateaux de pêcheurs rentrèrent bien vite au port, où, malgré l'abris des digues et des jetées, leurs amarres furent malmenées. Mais le plus fort de l'assaut du vent et de l'eau fut contre les murs du marinland.

Des déferlantes vinrent s'y briser dix fois, cent fois. Des murs d'eau salée poussés par des vents furieux et des courants déchaînés, vinrent en lézarder les fondations, rn briser le fait, jusqu'au moment où, dans un grand fracas, les murs des bassins cédèrent sous ces coups de boutoir.

Le reflux d'une vague gigantesque entraina avec lui les murs en miettes. La vague suivante emporta avec elle dauphins, orques, otaries et autres morses, tous ces mammifères marins désormais libres de regagner leur élément naturel, l'océan immense, la liberté.

Presqu'aussitôt, le vent tomba et la mer se calma. La tempête avait duré quelques heures, et n'avait finalement fait d'autres ravages, que sur les murs de cette prison désormais vide. La petite vague repartie au large, avec ses grandes soeurs qui bientôt se calmèrent, s'arrondirent, puis s'applatirent jusqu'à ne plus devenir qu'un léger clapoti à la surface de l'eau. Les dauphins s'éloignèrent aussi de la terre, et disparurent à l'horizon, d'où ils ne revinrent jamais.

Si un jour, en mer, tu vois passer un banc de dauphins, comme il arrive souvent qu'ils viennent, peu rancuniers envers les hommes, jouer le long de l'étrave des navires, Regarde bien derrière eux, dans leur sillage. Tu verras toujours une petite vague, qui les accompagne; Une petite vague insouciante et joyeuse; Une petite vague amoureuse des animaux libres dans l'océan. Une petite vague qui n'a plus de vague à l'âme, Et plus de mal de mer...


Et puis, les chansons pour enfants sont souvent bien mieux que celle pour les adultes et la tranche d'àge, tant que c'est un chanson de qualité, j'en ai rien a battre.

J'invite à lire ce texte au curieux, a ceux qui en ont envie...

Kruk Kruk
Le 05/01/2007 à 19h50
  • Pilier de bar
  • Modérateur
avatar de Ultra-Worm
47bis, rue Ste Grenade
Nb Posts : 4361
T'aurais dû mettre l'invitation à lire le texte avant le texte... :-D

Ben, c'est une jolie petite histoire, lue comme ça (un peu triste au début quand même ^^), mais je ne sais pas comment c'est chanté, donc je me contenterais de ce commentaire. 8)

Après, si on cherche un peu plus, oui, c'est peut-être un peu de l'émotif facile, mais bon...
Une petite bataille vaut mieux qu'un long discours.
Le 05/01/2007 à 20h32
Utilisateur
avatar de Le faux-faux Lambeau
El Trisomor
Nb Posts : 616
C'est pas chanté.

Si vous voulez, je peux la mettre sur mon site en .mp3 (pour la découverte hein, et vous inciter à acheter le disque :-D )
"Actually" est un faux ami donc l'univers va connaître un Big Crunch.

Il est aberrant qu'aberrant ne prenne pas de 'h'.

I use arch btw
Le 05/01/2007 à 21h39
  • Administrateur
avatar de Lambo
Quelquepart en France
Nb Posts : 5026
Tu veux dire que tu vas t'enregistrer pour mettre le mp3 sur ton site mdr
Goodbye crual world, it's over
Walk on by
Waiting for the Worms to come
Le 05/01/2007 à 22h34
Utilisateur
avatar de Le faux-faux Lambeau
El Trisomor
Nb Posts : 616
Bien sûr, et je vais imiter la voix de Renaud :-D
"Actually" est un faux ami donc l'univers va connaître un Big Crunch.

Il est aberrant qu'aberrant ne prenne pas de 'h'.

I use arch btw
Le 06/01/2007 à 15h03
Worms Râté
Ouahh, trop fort !!! :-D :p
Le 06/01/2007 à 15h16
  • Ancêtre
avatar de Darkal
Se les gèle sur la Banquiz
Nb Posts : 1269
Je serai ravie d'entendre ça :-D
*un gros sourire jusqu'au oreille se déploit sur mon visage* :-D
"Le jour où Microsoft inventera un truc qui ne plante pas , ce sera un clou, ou un piquet de tente."
Le 06/01/2007 à 16h49
Utilisateur
avatar de wormada
hemisphère sud
Nb Posts : 129
elouan,petite question
c' est du copier/coller que tu fais?
si non tu doit vraiment idolatrer cette chanson
et avoir des sacrées ampoules aux doigtsmdr
la bêtise n' a pas de frontière c' est pour cela que nous sommes tous frères.
l' argent n' a pas d' odeur mais la femme à du flair "arsenik"
Le 06/01/2007 à 18h31
  • Ancien
avatar de J-D-A-N
angers
Nb Posts : 1141
Aouuu

Qui n'a jamais copier/coller les paroles d'une chanson pour éviter d'écrire mot pour mot en écoutant la chanson, ou en l'apprenant par coeur?

Pour être honnête je vais répondre oui, les paroles viennent de ces deux site : celui-là et celui-ci pour éviter d'avoir des ennuis avec le créateur du site.

Kruk kruk
Le 07/01/2007 à 08h36
Wormotori
Ce n'est pas avec le créateur du site que tu risques des ennuis mais avec l'auteur de ce texte : Diffusion sans autorisation d'une propriété intellectuelle même pas à toi. :-D Mais bon, les risques qu'il vienne fureter sur Worms School sont super minimes. 8-D

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Sujet : La ptite vague qui avait le mal de l'air

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